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NORD KIVU : Michel Rukunda, commandant second du secteur de walikale, fait défection et rejoint le maquis.

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Les forces armées de la République Démocratique du Congo FARDC ont confirmé la défection du colonel Michel RUKUNDA, qui était le deuxième commandant du secteur de walikale. Dans un message posté sur le compte tweeter de l’armée ce mercredi 8 janvier 2020, elle indique que cet officier fardc est parti rejoindre le maquis où il aurait pris la tête d’un groupe armé identitaire connu sous le nom de Ngumino. ‘’Rukunda est désormais considéré comme ennemi de la RDC’’

Plus d’une centaine de groupes armés prolifèrent dans plus d’une contrée.


Dans quatre provinces, les actes odieux perpétrés par ces groupes restent visibles, c’est notamment : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et Maniema. Le Groupe Ngumino de Michel Rukunda s’ajoute sur la liste. Selon les chiffres publiés par le Groupe d’études sur le Congo, l’an dernier, 125 groupes armés sont recensés dans les seules régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et parmi eux, environ la moitié de ces rebelles seraient encore actifs.

Les rebelles les plus connus sont sans aucun doute, sont les ADF ougandais qui ne cessent d’endeuiller les paisibles citoyens à Beni ville et territoire dans la partie nord de la province, à leur coté nous trouvons les FDLR rwandais. Des groupes nationaux d’autodéfense, les Maï-Maï qui affirment défendre leurs communautés locales en profitant d’une “économie de guerre”, ne sont pas à ignorer.

Aux activités de ces milices locales s’ajoutent celles d’autres groupes armés étrangers qui opèrent dans les plateaux d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, frontalière du Burundi.
Il s’agit des rebelles burundais du RED-Tabara, des FNL et du Forebu dont certains seraient soutenus par le gouvernement rwandais.

Ces milices armées sont à l’origine des mouvements de populations dans la partie Est de la RDC, témoigne Me MAKASANI activiste au sein de la CRDH.

La volonté manifeste de vaincre l’ennemi.

Depuis son élection, le président congolais Félix Tshisekedi s’efforce de mieux coordonner l’action militaire contre ces groupes armés avec le Rwanda et l’Ouganda afin de mettre un terme à la violence qui dure depuis des décennies et qui est entretenue par une économie de guerre.

Aucun groupe armé ne semble toutefois en mesure de s’emparer d’une grande ville congolaise. A l’inverse de ce qu’il s’était passé il y a plus de Cinq ans avec le M23 à Goma, chef-lieu de la province du nord Kivu. Il sied de rappeler que ce groupe rebelle avait ensuite été vaincu en 2013 par une action conjointe de l’armée congolaise et de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), les prouesses de certains officiels ne sont pas à classer dans les oubliettes, notamment le Colonel Mamadou Moustapha Ndala, le Général Bauma Ambamba et d’autres éléments fardc qui sont tombés sur la ligne de front.

Prince Bagheni Kassero

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