Sud-Kivu: tout sur les retombées du port des masques

Depuis ce lundi 13 avril 2020, le port des cache-nez est devenu une monnaie courante dans la province du Sud-Kivu, et d’une manière particulière à Bukavu.

Le port des masques dans la province du Sud-Kivu, est la réponse à l’invitation du gouverneur Théo KASI NGWABIDJE qui exige le port des masques dans sa juridiction afin de barrer route à la propagation de la pandémie du coronavirus.


À en croire, 60% de passants sont en cache-nez depuis ce 13 avril, mais ils sont légion ceux qui ignorent le pourquoi du port des cache-nez. Après observations, nous trouvons que certains portent les masques au coup, certains les portent à la main, d’autres en poche, mais il y a ceux qui s’en servent pour couvrir la bouche et le nez.

Ne comprenant pas bien la quintessence du port des masques, certains les portent uniquement quand ils rencontrent les agents de l’ordre; policiers et militaires.

Qui veille sur l’application de cette mesure drastique


Depuis la mise en oeuvre de cette mesure, tout un chapelet de dérapages en découlent. Certains citoyens portent des masques impropres (en bouteille, en carton, en tissus impropres, en caoutchouc,…).

Depuis ce lundi 13 avril, des arrestations arbitraires et exacerbées s’observent dans la ville de Bukavu. Les agents de l’ordre, procèdent à l’arrestation de ceux qui transgressent cette mesure drastique. Les arrestations sont plus enregistrées dans les heures tardives et matinales (soit de 18h30 à 6h00).

Les lieux ciblés par les agents de l’ordre sont le(s) carrefours, rond-point ISP/Bukavu, beach Muhanzi et autres lieux ambiants,..

Les victimes nous témoignent que, certains parmi les agents de l’ordre ne sont pas même en cache-nez. Le grand nombre des victimes, sont les mamans qui reviennent tardivement du marché.

Les agents de l’ordre, dépouillent les victimes de tout (argent, montre, téléphone,…). Les mêmes victimes poursuivent disant que, pour trouver la libération, il faut payer auprès de ces agents de l’ordre une somme équivalente à 20000 à 30 000Fc, l’on risque d’être acheminé dans le cachot le plus proche, a indiqué à citizensmag une parmi les victimes.


La destination de ces sommes souillées questionne plus d’une personne à Bukavu.

En sus, il est possible qu’on puisse affirmer que d’aucuns cherchent le sou derrière cette bête à abattre qu’est Covid 19.

Moïse BIN NGIMBI.

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