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Sud-Kivu: ce qu’on ne vous dit pas sur le massacre d’hommes à Sange

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les corps de victimes allongés devant les membres des familles

La nuit de ce jeudi 30 juillet 2020, le sang des innocents se verse sur la cité de Sange. Il est 20h19, un militaire soupçonné d’ivresse,  tire des balles réelles sur toutes personnes se trouvant sur son chemin. Trois quartiers ont été la cible de cet incivique,  notamment les quartiers Rutanga,  Kajembo et Kananira.

Signalons en clair que la cité de Sange, se trouve dans la plaine de la Ruzizi (route Bukavu-Uvira), province du Sud-Kivu.


Le bilan de ce massacre,  demeure alarmant jusqu’à présent. Douze personnes ont succombé et neuf blessé gravement. Parmi les victimes mortes,  il y a cinq hommes,  six femmes et une enfant (toutes,  du quartier Rutanga). Le quartier Kajembo a enregistré  trois blessés (une femme et deux hommes) et le quartier Kinanira, six blessés (deux femmes et quatre hommes).

En colère, la population de Sange, a manifesté dans la rue, où elle se trouvait avec les dépouilles mortelles. Cette route nationale numéro cinq,  et qui fait la jonction Bukavu-Uvira,  n’a pas été praticable depuis ce forfait jusqu’aux premières heures de ce vendredi 31 juillet.

Bernard Kadogo et Malula Rukalisha, respectivement président de la société civile et chef de la cité de Sange, confirment à notre rédaction que les blessés bénéficient les soins ambulatoires à l’hôpital général de référence de Ruzizi,  à Sange.

C’est avec consternation et larmes aux yeux que le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a appris cette nouvelle.  En sa qualité de Chef de l’État, il a condamné avec force cet acte ignoble. Il a adressé ses mots de compassion à toutes les familles victimes en particulier,  et à toute la population de Sange en général.

De sa part,  Théo GWABIJE KASI, gouverneur de Province du Sud-Kivu, accompagné des président de l’assemblée provincial (Hon. Zacharie LWAMIRHA), général de la police,  général de la FARDC sont tous partis à Sange ce vendredi matin,  afin de compatir avec cette population victime.

Le gouverneur du Sud-Kivu, après avoir écouté attentivement le mémorandum prononcé par les victimes,  et dans lequel on exige le retrait immédiat de tous les militaires dans la cité de Sange, il n’a pas caché sa bonne volonté de changer ces militaires par d’autres et garantir la sécurité à Sange.

Au terme de son message,  Théo KASI, a dit que les cérémonies funèbres seront prises en charge par le gouvernement provincial.

En sus,  il faut dire que les militaires de l’armée régulière sont plus visibles dans la plaine de la Ruzizi, mais,  nonobstant cette présence, l’insécurité règne toujours dans cette zone. Cette insécurité suscite plus d’une question dans le chef de la population de la plaine de la Ruzizi. D’aucuns se posent la question de savoir s’ils sont sécurisés ou insécurisés par ces militaires !!!!

Moïse BIN NGIMBI, depuis Bukavu

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