« Si j’étais Kabila… », Un pamphlet de Prince Bagheni Kassero

Si j’étais Kabila Joseph, j’écrirais un livre dans lequel, je parlerais de comment, je ne suis pas parvenu à changer le Congo pendant tous mes 18 ans au pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, je ne pouvais pas toujours témoigner le silence pendant que plusieurs congolais voulaient m’écouter parler et extérioriser mes vouloirs.

Si j’étais Kabila Joseph, je parlerais de comment, plusieurs activistes et militants de mouvements citoyens ont été tués quand j’étais encore au pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais vendre les nécessaires de mes patrimoines et redevenir comme citoyen lambda. Il n’est pas normal que l’on ait plus d’une richesse alors qu’on a géré un pays où les détenus mangent trois fois la semaine grâce à la petite nourriture du CICR, et non du pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, je devais demander pardon à certaines communautés de la République Démocratique du Congo. Certes, elles ont beaucoup attendu de moi, mais je n’ai rien fait pour elles alors que j’avais tous les pouvoirs.

Si j’étais Kabila Joseph, j’écrirais un livre, et il serait mieux vendu non parce qu’il serait comme Audace d’espérer de Barack Obama, mais il serait unique, et c’est mon histoire qui le rendrait unique.

Si j’étais Kabila Joseph, avant de quitter la terre des hommes, je pouvais demander pardon au peuple congolais, qui, à un certain moment m’a traité d’assassin seulement parce que ma police avait tiré sur les manifestants non armés qui ne voulaient plus de moi au pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais dire tout haut ce qui m’a bloqué durant plus de 15 ans, je ne suis pas parvenu à laisser des traces qui pouvaient réfleter l’image du Congo dans le positif pourtant j’avais ce pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais avoir la honte à un moment, dire que j’ai la majorité parlementaire pourtant tous ceux qui sont derrière moi n’ont pas obtenu auprès du peuple ce pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais dire à mes enfants de dissimuler leur identité, qu’ils ne disent pas aux congolais de sang et de nom qu’ils sont mes enfants pour ne pas subir la colère de ceux là qui ont été victimes de mes actes jugés négatifs pendant mes 18 ans au pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais dire aux Congolais, comment je me sens après avoir passé, sans rien faire ces 18 ans au pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais dire aux Congolais avant de quitter la terre des hommes cette vision que j’avais pour leur pays, et si je n’avais pas de Vision, J’allais leur dire clairement que je n’avais pas de Vision quoique j’avais le pouvoir.

Si j’étais Kabila Joseph, j’allais beaucoup faire pour avant de quitter le corps, l’important serait de demander pardon à tous les congolais, parce que je ne suis pas parvenu à changer l’image du Congo pendant toutes ces 18 années au pouvoir.

Prince Bagheni Kassero, Congolais de sang et de nom, si j’étais Kabila… C’est un extrait soutiré dans mon livre Je serai un homme qui sera dans vos maisons et bibliothèques incessamment. Que Dieu vous Bénisse abondamment. princebagheni1@gmail.com

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