RDC : Mort de Delphin Kahimbi, « entre équivoque et désillusion»

Seulement 24 heures sa suspension, le général Delphin Kahimbi chef d’état-major adjoint des Forces Armées de la République Démocratique du Congo en charge du renseignement militaire, quitte la terre des hommes.

Une nouvelle qui n’est bienvenue dans le camp de plus des nombreux activistes de droits humains qui aimeraient voir cet officier militaire répondre de ses actes devant les instances judiciaires.

C’est le cas de l’activiste Jeannot  katsuva qui a douté au cours d’une interview accordée à citizensmag ce vendredi 28 février, de cette mort qui, selon lui, intervenue à ‘un moment où la vérité allait éclater’.

« J’ai appris comme tout le monde cette nouvelle, mais je suis navré, je voulais que ce général réponde de ses actes devant les instances mais on me dit qu’il est mort, son arrestation était déjà une lueur d’espoir pour que la vérité éclate mais aujourd’hui, on nous dit qu’il a rendu l’âme, je n’arrive pas à comprendre » A-t-il précisé à citizensmag, avant de demander au gouvernement congolais à diligenter une enquête pour que la vérité sur cette mort soit connue.

« Il n’est pas normal qu’une personne soit suspendue le jeudi et puis on dit qu’elle a été rendue l’âme à la maison ce vendredi » s’est-il questionné.   

Il faut noter, son épouse Brenda kahimbi qui s’est confiée à plusieurs medias, comme jeuneafrique a indiqué que son mari est décédé à l’hôpital suite à un malaise, d’autres sources indiquent que le corps du regretté général serait retrouvé à son domicile sûrement après suicide, les autres parlent d’un arrêt cardiaque qui serait survenu pendant l’interrogatoire.

La version du conseil national de sécurité pourrait éclaircir la vraie cause de cette mort.

Pour rappel, Le Général Delphin Kahimbi faisait partie des personnalités de l’ancien régime du président Joseph Kabila sanctionnées par les USA et l’union européenne

Sa suspension qui est intervenue ce jeudi 27 février 2020 avait été saluée par les USA et plusieurs organisations de défenses de droits humains. 

Prince Bagheni

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