Nord Kivu : Ebola est une maladie socio-culturelle, le non engagement des communautés aggrave sa propagation (prof Muyembe)

La maladie à virus Ebola réalise déjà une année depuis qu’elle a été déclarée au nord Kivu et dans l’ituri, depuis le 1 août 2018 elle décime les populations dans plusieurs entités, jour après jour elle ne cesse de gagner des terrains et les questionnements ne cessent de trouver place dans la cervelle de plus d’un analyste, les spécialistes sanitaires prouvent noire sur blanc son existence et les conséquences néfastes viennent ensuite confirmer qu’elle est réelle, une autre classe est de ceux là qui continueraient de douter de l’existence de cette maladie, chose qui malheureusement affaibli toutes les mesures prises dans le cadre de la riposte.

Faisant une évaluation de toutes les stratégies prises par le ministère de la santé et les partenaires dans le cadre de riposter contre cette épidémie mortelle, le professeur Jean Jacques Muyembe secrétaire technique du comité multi sectoriel de la lutte contre la maladie à virus Ebola, a précisé que le non engagement de communautés, la situation sécuritaire, et les mœurs et croyances de plusieurs personnes ont fait que la propagation puisse prendre la place de l’éradication, selon lui cette épidémie doit être considérée comme une maladie socio-culturelle d’où la nécessité de la combattre chacun dans son coin en suivant les directives du ministère de la santé et tous ceux qui interviennent dans ce domaine: l’engagement de la population est vraiment nécessaire, si nous sommes ici c’est pour que cet engagement soit renforcé, nous voulons que la population puisse adhérer aux mesures  d’hygiène tracées par le ministère, l’implication de toute la population ne doit plus trainer, les vies sont à danger, si l’on ne s’engage pas maintenant, la propagation sera grave, a t-il souligné.


Une riposte financée à un plus haut degré mais avec des résultats mitigés.

Cette contradiction est justifiée par le fait que les croyances gagnent encore les terrains, au lieu d’accompagner les équipes de riposte, Certaines personnes mal intentionnées s’attaquent à celles-ci: plusieurs moyens sont orientés dans la riposte, du nous vous rassurons qu’il y aura des avancées, nous avons besoin de l’accompagnement de la communauté, les gens doivent comprendre que cette maladie existe, continuer à douter c’est laisser la place à la propagation, d’ici là nous allons voir comment travailler avec les étudiants en médecine, cela fera que l’engagement de la population qui est recherché soit renforcé, dans quatre mois nous pensons obtenir des résultats satisfaisants, le système de surveillance s’améliore de plus à plus, d’ici là l’épidémie sera maîtrisée et la victoire sera de la population, a t-il indiqué.

Notons que, depuis que cette épidémie a été déclarée au nord Kivu et dans l’ituri deux cas positifs ont été signalés à Goma et Une fois arrivés dans les structures sanitaires, tous n’ont pas survécus, les spécialistes sanitaires justifient cela en disant que ces deux cas ne s’étaient pas présentés au CTE en temps. La population est exhortée à rester vigilante pour éviter la propagation.


Prince Bagheni

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