Bukavu : Les femmes sont victimes de la barbarie

Bukavu, capitale de la province du Sud Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo est une ville riche en évènements de tout genre. La densité de la population et la promiscuité dans laquelle plusieurs y vivent font que les nouvelles circulent assez rapidement. Les commérages, les potins, les ragots propres à la communauté noire s’y propagent très rapidement et le phénomène « fake news » n’y échappe pas.
Aujourd’hui, en ce mois de Mars “mois de la femme” une nouvelle assez particulière a sillonné les rues de Bukavu. Cette nouvelle a malheureusement, au mépris de la loi pénale, des us et coutumes et des bonnes mœurs, rendu un très mauvais service à des jeunes filles et des femmes dont le style vestimentaire est propre à choquer l’opinion publique et le commun (minijupe, minirobe, pantalon serré appelé ‘’kanga dadi’’, collants, vêtements moulants, pantalons avec déchirures, etc.)
On apprend çà et là dans la ville que surgissent des cas atypiques d’agressions dont sont victimes les femmes et les jeunes filles : ces dernières se voient déshabillées par des hommes de rue (motards, taximan, convoyeurs, chômeurs, etc.) en public sous le regard passif et parfois mêmes complice de certaines femmes qui elles s’estiment mieux habillées. Dans cet article, nous vous épargnons les images pour ne pas heurter la sensibilité des lecteurs. Mais elles sont publiées sur les réseaux sociaux dont Twitter et Facebook principalement.
Comme à l’accoutumé, le port des tenues indécentes dans le chef des femmes et des jeunes filles en ce mois de la femme étant pas tolérable selon les fake news; les hommes vulgaires de la ville de Bukavu l’ont pris à cœur et se sont mis à agresser et à humilier les femmes et les jeunes filles qu’ils jugent mal vêtues.
La République Démocratique du Congo est un Etat de droit, dans lequel les droits et libertés des individus sont reconnus, personne ne peut donc s’arroger le droit de règlementer l’habillement de qui que ce soit. Ce genre d’actes barbares dont sont victimes les femmes et les jeunes filles à Bukavu sont en principe punis par la loi. Mais hélas nous assistons à une passivité des organes de la loi chargés de réprimer les infractions, car ces actes se commettent en plein jour et en public, aux yeux et au vus de tous. Certains sont complices, d’autres bout en train et d’autres encore impuissants face à l’agressivité des auteurs de ces actes.

par SIVAHERA VARONDI Jules-Alphonse


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