Insécurité à Beni: voici le chiffre des civils massacrés par les présumés rebelles ADF depuis octobre 2019, selon le rapport du CEPADHO

photo illustrative appartenant au journaliste Siku Provinces Patrick

Le Centre d’Etude pour la Promotion de Paix, la Démocratie et les Droits de l’homme (CEPADHO) vient de donner ce samedi 18 mai 2020, les statiques des personnes civiles qui ont étés massacrées par les présumés rebelles ADF dans la région de Beni et environs depuis le 30 octobre 2019, date du début des opérations dites ”des grandes envergures”.

Au bout de 7 jours, soit de lundi 11 au dimanche 17 mai, le CEPADHO enregistre 33 civils massacrés par les ADF, sans compter les personnes portées disparues à l’occasion de leurs différentes attaques en Territoires de BENI (Nord-Kivu) et IRUMU (Ituri).

Les massacres perpétrés la semaine écoulée par les ADF/MTM portent à 538 les civils massacrés par les ADF, en représailles aux offensives de grande envergure lancée contre eux par les FARDC depuis le 30 octobre 2019. ”Dans ce contexte, nous avons suivi minutieusement les informations relatives à la revendication par l’Etat Islamique/DAESH de massacres des civils et attaque contre les FARDC à ERINGETI”, a indiqué Maître OMAR KAVOTA, Vice-président du CA, au seins du CEPADHO

Ainsi, cette organisation suggère à l’ONU, à l’UE et à l’UA de ne pas banaliser la revendication de DAESH qui est une énième évidence que les ADF/MTM sont une branche ce mouvement terroriste international dans la Région.

Au Gouvernement Congolais, le CEPADHO en appelle à la mobilisation des États amis pour une solidarité internationale au côté de son armée dans la traque en faveur de l’éradication immédiate des ADF/MTM, qui étendent progressivement leur influence sur la Province de l’ITURI.

Par ailleurs, notre structure croit de plus à plus que la milice CODECO (Coopérative Développement du Congo), à la base des massacres répétés des civils en Territoire de DJUGU en ITURI, sert de béquille aux ADF en quête d’espace. Tout en condamnant le carnage perpétré par ce groupe armé, entre 22h00 et 1h00 la nuit de samedi à dimanche 17 mai courant, dans le village WADABU en Chefférie des BAHEMA-NORD, où ils ont massacré 21 civils (dont 4 femmes et 6 enfants) et blessé 5 autres.

Au delà de toutes les autres considérations possibles (ethnique, politique ou économique), le CEPADHO encourage le Gouvernement Congolais à creuser sur l’autre piste, celle «d’éventuels liens entre ADF/MTM et CODECO», pour mieux affronter cette milice pouvant être l’arbre qui cache la forêt.

Prince Bagheni

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